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Air Liquide: l'intensité concurrentielle baisse rapidement.

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Cercle Finance | 16 jun, 2017 13:17
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09:48 17/08/17

(CercleFinance.com) - Voilà maintenant deux ans et demi que l'action Air Liquide déborde la barre des 100 euros et se traite, schématiquement, entre 90 et 120 euros. La période a été marquée par une opération inhabituelle pour le groupe : l'acquisition d'Airgas. Depuis lors, le titre sous-performe légèrement le CAC 40. Ce qui pourrait changer alors que Linde est en train de fusionner avec Praxair, et que la compétition diminue dans ce secteur concentré.

Géant français des gaz industriels et médicaux, Air Liquide est une action de haute qualité prisée par nombre de petits porteurs, tout spécialement dans un optique de long terme. Le modèle économique du groupe repose historiquement sur la croissance organique, pas sur les acquisitions.

En novembre 2015, le titre Air Liquide atteignait les 120 euros, qu'il débordait à l'occasion. Son sommet historique reste d'ailleurs fixé à 120,73 euros. La direction a alors annoncé une opération aussi majeure qu'inhabituelle de croissance externe : l'acquisition de l'américain Airgas contre 12,5 milliards d'euros.

Alors que les prévisions de croissance à long terme d'Air Liquide ont été “rabotées” ces dernières années, dans le sillage de la production industrielle, cette annonce a déstabilisé les investisseurs : les fondamentaux se seraient-ils durablement dégradés ? Idem pour le bilan du groupe. L'opération a d'ailleurs été en partie financée par une augmentation de capital, afin de limiter la hausse de la dette. Autant d'éléments que l'action n'a pas apprécié, puisqu'elle a passé la majeure partie de l'année 2016 dans la zone des 90 euros.

Heureusement pour les actionnaires, 2017 semble faite d'un bois différent, et d'ailleurs le titre a renoué avec les 110 euros. Même si depuis le début de l'année, sa hausse de 4% sous-performe toujours de moitié celle de l'indice CAC 40.

En effet, le marché d'Air Liquide a évolué en deux ans : après bien des péripéties, Linde, son concurrent allemand, est en train de se rapprocher d'un autre américain, Praxair.

Pour mémoire, voilà deux ans, le secteur de gaz industriels et médicaux comptait cinq grands noms : deux en Europe, Air Liquide et Linde, et trois aux Etats-Unis, Praxair, Airproducts et Airgas. Déjà à l'époque, il était très concentré : selon Scope Ratings, en 2015, Linde contrôlait 21% du marché mondial, Air Liquide 20%, Praxair 13% et Air Products 9%. Les 'petits acteurs' tiers, dont Airgas (3% environ), se partageait les 37% restants.

Force est de constater que le tableau a bien changé, et qu'avec Linde ce n'est pas terminé. Si la croissance sectorielle s'est tassée, c'est sans commune mesure avec la réduction de l'intensité concurrentielle. Un bon point pour le “pricing prower” des acteurs restants.

D'ailleurs ce matin, Deutsche Bank est passé à l'achat sur l'action Air Liquide en visant désormais 128 euros. Soit davantage que le sommet actuel du titre.

A suivre sur l'agenda d'Air Liquide : les comptes semestriels, attendus le 28 juillet.

EG

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