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Devises: mer d'huile ce jeudi à mi-séance

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Cercle Finance | 11 jan, 2018 11:59

(CercleFinance.com) - Le calme plat était de mise ce midi sur le marché des changes, sur lequel la monnaie unique européenne se tassait symboliquement de 0,05% à 1,1943 dollar. Les tendances sont aussi peu prononcées face aux autres grandes devises.

Depuis cette année commencée depuis une dizaine de jours seulement, l'euro s'est tassé d'environ 0,50% face à sa contrepartie américaine, presque autant face au sterling (- 0,37%) et jusqu'à 1,4% face au yen nippon.

L'euro a été porté l'année dernière par la réduction des rachats d'actifs de la BCE, ramenés de 80 à 60 milliards d'euros par mois au printemps 2017, puis à 30 milliards depuis ce mois de janvier 2018. Ce faisant, la BCE diminue sensiblement le rythme de la dégradation de son bilan, contrepartie ultime de la monnaie dont elle a la charge, tout en pesant moins sur les taux d'intérêt à long terme. Ce qui donne deux bonnes raisons fondamentales à l'euro de se reprendre.

Mais maintenant que cette politique est entrée en vigueur, les cambistes optent pour l'attentisme, en dépit des statistiques toujours favorables - notamment du côté des indices des directeurs d'achats - qui continuent de tomber. Notons que la BCE puis la Réserve fédérale américaine réuniront leurs comités de politique monétaire à la fin du mois.

A plus court terme, le rendement du T-Note américain à dix ans, produit obligataire de référence au Etats-Unis, est revenu de 2,56% hier, un sommet depuis mars 2017, pour revenir à 2,53% ce midi. En cause, explique, La Banque Postale AM : 'une information d'agence de presse, selon laquelle des officiels chinois, dans le cadre de la revue des réserves de change, recommanderaient de ralentir les achats de titres d'Etat américains, voire de les arrêter.' L'administration chinoise qui a la charge des imposantes réserves de changes de la Chine, la SAFE, changerait ainsi radicalement de politique. Puis la SAFE a évoqué une 'fake news', ce qui semble démentir l'information de Bloomberg.

Si la Chine réduisait ses achats de T-Bonds, elle contribuerait à la hausse des taux longs américains - et du dollar -, un mauvais point alors que la relance fiscale de Donald Trump devrait creuser le déficit fédéral. Selon LBP AM et nombre d'analystes, il pourrait s'agir d'un 'avertissement sans frais' de Pékin à l'administration Trump, qui a évoqué la mise en place de mesures protectionnistes contre les produits chinois.

Cet après-midi, les opérateurs de changes guetteront l'indice des prix à la production américain pour le mois de décembre, attendu par le consensus en hausse de 0,2% par rapport à novembre. Ce qui permettra d'alimenter un débat très actuel sur l'inflation.

Selon Aurel BGC, cette statistique ne devrait rien avoir 'd'effrayant' pour les investisseurs. 'Certes, les prix devraient rester dynamiques très en amont du cycle de production. Dans les enquêtes de décembre, les industriels signalaient encore de fortes hausses des prix de leurs inputs (entrants, ndlr). Toutefois, au niveau des prix à la production des biens de consommation, face aux consommateurs, les entreprises ont encore des difficultés à remonter leurs prix de vente', estiment les spécialistes.

Par ailleurs, en tout début d'après-midi, la BCE publiera le compte-rendu de son dernier comité de politique monétaire.

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