TABLEAU DE BORD

CAC 40

  • +1,46%
  • 4.606,24 Pts

NASDAQ 100

  • -0,26%
  • 9.389,98 Pts

DOW JONES

  • +2,17%
  • 24.995,11 Pts

EUR/USD

  • -0,07%
  • 1,0969

FTSE 100

  • +1,24%
  • 6.067,76 Pts

Or

  • -0,56%
  • 1.722,75
  • CAC 40
  • 4.606,24 Pts
  • +1,46%
ACCOR 25,38€ +11,32%
Unibail-Wfd Unibai 49,55€ +11,27%
CREDIT AGRICOLE 7,59€ +7,99%
AIR LIQUIDE 116,80€ -1,89%
ORANGE 10,20€ -1,88%
CARREFOUR 12,99€ -1,40%

Paris: assombri par chômage US, reboosté par flambée pétrole

Cercle Finance | 02 avril, 2020 19:13

(CercleFinance.com) - Le CAC40 finit in extremis dans le vert (+0,33%) grâce au rebond de Wall Street dans le sillage du pétrole qui a connu un accès de volatilité historique vers 16H30.

Le CAC 40 qui a décroché de -1,3% jusque vers 4.150 peu avant 15H refait donc surface à 4.220, l'Euro-Stoxx50 encore en repli de -1% vers 16H affiche +0,3% à 2.688 en clôture.

Des pourparlers russo-saoudiens (évoqués par Trump mais que Moscou dément ... sans convaincre) auraient abouti à un projet d'accord sur la réduction de la production pétrolière: l'Arabie convoquerait une réunion d'urgence (qui n'aurait aucun sens en l'absence d'engagement de la Russie) où un effort de réduction de 9Mns barils/jour serait demandé aux signataires de l'accord.

Donald Trump vient de twitter que les 2 géants (Arabie et Russie) se sont parlés et se seraient entendus sur une réduction de 10 millions de la production quotidienne, et que cela pourrait même aller jusqu'à 15 millions de barils dans un second temps.

La réaction des marchés fut explosive puisque le Brent a pris jusqu'à +42% (au-delà de 36$ contre 25,6$ jeudi matin) et le WTI plus de 30% (vers 27,3$) avant que l'Arabie publie une mise au point rappelant que rien n'était formalisé et requérait un effort de chacun.

Le cours du Brent est retombé vers 30$ (+17,5%) et celui du WTI vers 25,2$ (+24%): cela reste une des plus fortes hausse intraday de l'histoire.

On peut imaginer que Trump tient cette information de bonnes sources: il conclut par 'une telle décision serait positive pour l'industrie pétrolière US'.

L'autre temps fort de cette séance, ce fut la publication du nombre d'inscrits au chômage fin mars, à plus de 6,6 millions, évolution de très mauvais augure à la veille du rapport sur l'emploi de vendredi (NFP).

A Wall Street, à mi-séance l'impact du tweet de Trump se solde par une hausse de +1,6% (Nasdaq) ou +1,8% (Dow Jones) à +2,2% (S&P500) des indices US, mais les investisseurs sont encore un peu sous le choc des chiffres du chômage divulgués à 14H30 : le Département américain du Travail annonce ce jeudi avoir dénombré 6.648.000 nouveaux inscrits aux allocations chômage la semaine dernière, à comparer à 3.307.000 la semaine précédente (3.283.000 en estimation initiale).

C'est près du double que ce qui était attendu, le consensus visant plutôt 3,5 millions d'inscriptions.

En cumulé, cela donne pratiquement 10 millions de chômeurs.

Rapporté à la force de travail, c'est 10 fois plus environ que les précédents pics atteints lors des récessions de 1982 et 2008 (jusqu'à -600 à -700.000 en hebdo), ce qui témoigne de l'ampleur du soutien dont l'économie américaine a besoin.

Le déficit commercial des États-Unis s'est contracté à -39,9 milliards de dollars en février 2020, selon le Département américain du Commerce, contre -45,5 milliards le mois précédent (révisé de -45,3 milliards en estimation initiale).

Mais ce n'est pas une bonne nouvelle car le déficit qui s'est résorbé (-12,2%) d'un mois sur l'autre à cause d'une contraction de 2,5% des importations des Etats-Unis, à 247,5 milliards de dollars, plus importante que le tassement de 0,4% des exportations américaines, à 207,5 milliards.

Enfin, petit coup d'oeil dans le rétroviseur, photographie d'une époque révolue : le Département du Commerce fait état, ce jeudi, d'une stabilité des commandes à l'industrie aux États-Unis en février, alors que les analystes misaient sur une hausse de +0,2%.

Les commandes de biens durables ont quant à elles augmenté de +1,2% au mois de février.

Ce sera le dernier chiffre avant l'effondrement de mars, et avant des scores pires encore en avril et au mois de mai.

Dans l'actualité des valeurs, Total (+3% vers 36,3E a affiché 37,85E au plus haut) continue de soutenir le CAC40, Bouygues et Peugeot prennent environ +4%, Publicis +3,5%.

Au sein du SBF-120, Technip s'envole de +15%.

Bouygues indique renoncer -en raison de l'impact, non quantifiable à date, de l'épidémie de Covid-19 sur ses différents métiers- aux objectifs 2020 du groupe et de ses activités, à l'exception de ceux de Bouygues Telecom qui restent suspendus.

Dassault Systèmes (-5,1%) fait part d'un chiffre d'affaires du premier trimestre 2020 estimé entre 2,5% et 5% en dessous de la limite inférieure de ses objectifs, en raison de la baisse du chiffre d'affaires des nouvelles licences et d'une plus faible activité des services. La croissance du chiffre d'affaire du premier trimestre 2020 est ainsi estimée comprise entre 14% et 17%, reflétant la performance de Medidata et la croissance organique du chiffre d'affaires récurrent.

M6 indique que son conseil de surveillance a accepté de modifier la résolution de la prochaine assemblée générale relative à l'affectation du résultat, en vue de suspendre le versement d'un dividende au titre de 2019

Copyright (c) 2020 CercleFinance.com. Tous droits réservés.

contador