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SES: piment spéculatif en attendant la 'recovery'

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Cercle Finance | 14 jun, 2018 13:15

(CercleFinance.com) - Après trois années environ de déprime boursière, le certificat de SES, l'un des trois grands opérateurs satellitaires cotés en Europe, a retrouvé de l'allant : le titre s'est maintenant repris de plus de 20% ces trois derniers mois. Si le britannique Inmarsat (+ 35%) fait mieux encore, et que les deux compères laissent sur place le français Eutelsat (+ 1,6% sur la période), le sentiment des investisseurs s'est indubitablement amélioré. En effet, le secteur vient de prendre une dimension spéculative.

Il va sans dire que ces dernières années ont été rudes pour les opérateurs de satellites, qui ont subi la montée en puissance de la concurrence de la diffusion de contenus vidéo par voie terrestre. En cause : l'essor du 'très haut débit' fixe illustré notamment par le succès de la fibre optique et de Netflix. De quoi inciter désormais les ménages à y regarder à deux fois avant d'installer une parabole satellite sur leur balcon ou dans leur jardin.

Mais voilà : malgré tout, le marché de la vidéo continue de croître, la demande satellitaire des administrations publiques (notamment militaires) repart de l'avant, et la diffusion satellite n'a pas dit son dernier mot. Bref, après avoir vertement sanctionné, en Bourse, un secteur émaillé par une longue série de 'profit' et/ou de 'sales warnings', les investisseurs tempèrent désormais leur pessimisme. En outre, après bien des soucis techniques avec sa flotte de satellites, ce qui allait de pannes au retard de lancements, SES profite d'un répit bienvenu ainsi que d'une décision fédérale favorable quant à l'extension de sa couverture des Etats-Unis.

Autre élément de nature à susciter l'intérêt des boursiers : comme dans tout secteur où la croissance ralentit structurellement, la concentration n'est jamais bien loin. Justement : le 8 juin, l'opérateur britannique Inmarsat a confirmé avoir été approché, à titre 'très préliminaire', par l'américain Echostar en vue d'un rachat.

Inmarsat a décliné la proposition, en la jugeant sous-évaluée. Le prix proposé n'a pas été révélé mais à Londres, l'action Inmarsat se traitait à peine 400 pence avant cette révélation. Elle évolue maintenant autour de 550 pence, valorisant le capital d'Inmarsat à hauteur de 2,5 milliards de livres sterling (environ 2,8 milliards d'euros). Voilà qui signifie que l'appétit d'Echostar, ou celui d'un autre prédateur, reste d'actualité aux yeux des investisseurs.

Bref, une réduction de la concurrence n'est pas à exclure, ce qui donne une dimension spéculative à ce secteur à la recherche de sa 'recovery'. Même si SES (qui capitalise 5,4 milliards d'euros) et Eutelsat (4,1 milliards), de plus gros morceaux, restent également marqués par la présence respective à leurs tours de table des Etats luxembourgeois et français.

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